Tes fleurs rose vif, rebelles à la pénombre s'offrent au soleil de juin comme une offrande à sa clarté, comme la trace frêle de vos rêves enfouis sous l'eau, comme un bouquet d'étoiles ouvertes à la nuit qui déploiera ses ailes.
Sur la vitre du ciel, une lampe s'allume. S'infiltre une douce lumière d'été, presque cuivrée comme l'orbe du couchant, où je vois les feuilles de l'arbre brûlées de soleil rouge dorées sur le sol clair, trésors coruscants.
Sur le banc vide de ton absence j'interroge le ciel, les roses sous mes pas. Sur l'herbe, sous l'arbre, ton ombre se devine ravive ma peine de t'attendre encore, là où les fleurs me chuchotent que tu ne viendras pas.
Sur un mur immense, le soleil écrit des motsque le ciel bleu inonde d'une douce lumière. Les fenêtres étroites, figées dans la pierre, creusent des rêves ouverts au vent. Et mes graffitis, poèmes volatils, y resteront gravéspour l'éternité.
Comme des oursins, tes fleurs affleurent au ciel à son azur couleur de mer. Tes boutons de soie roses, presque violets, percent de leurs épines le jour bleu vibratile, comme des écailles d'un ciel vaporeux hérissé de silence et de soleil.
Sur ton ciel, se lève en silence une marée de nuages. S'envole une nuée de mouettes qui ressemble à une vague, à une frange d'écume sur l'eau fragile et bleue, comme un sillon de neigeposé délicatement sur la mer solitaire.
L'arbre ploie sous ses feuilles vertes : Morceaux de dentellefroissés, chiffonnés par le vent, arrachés au soleil, à sa cime vibratile, volatils comme un oiseau de proie, hauts dans mon ciel de silence et de soie.
Feuilles de tilleul rondes comme la lune ,vertes et poudreuses comme des tapis de soie. Tes fleurs d'or odorantes s'ébrouent dans l'air de juin comme un plumeau en pétales de soleil, un étendard de feu à la gloire de l'été prochain.
Feuilles vertes et ses fruits d'or se recroquevillent. Tapisserie végétale, palimpseste de soie qui brille, miroite sous un soleil de plomb, dans un printemps blond qui s'étire déjà, presque rouge vers l'été brûlant.