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Miroir
Dans l'eau argentée, se reflète l'image trouble des arbres et des maisons, de ton regard perdu de ton silence aussi dans ce ciel solitaire, bleu comme la mer.
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Couchant
La nuit s'est posée comme un fruit mûr, une orange solaire sur le toit des maisons. La nuit d'ombre s'est posée sur une antenne de fer, une aile d'oiseau plongée dans la pénombre un soir de juillet.
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Maritime
Reflets d'arbres sur l'eau qui vogue au gré du vent, au gré de cette brise d'été qui s'immisce dans les interstices de mon corps et de la mer bleue du ciel, qui s'esquisse dans les rainures de mon jour solaire, dans les rayures de ma nuit d'eau.
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Paris
Au détour d'une cour d'immeuble, je vois les toits insolites des maisons parisiennes. Je vois leurs persiennes écloses sous un ciel bleu d'azur, sous un arc de blé solaire, encore caniculaire.
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Roses trémières
J'ai froissé de mes mains la soie pourpre de mes roses trémières. J'en ai fait des grains de poussière comme du pollen pulvérisé, plongé dans l'eau bleue de la rivière où j'aime à me désaltérer.
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Tapisserie
Tapis de fleurs corail que tisse la lumière blonde du jour et que raccommode la rosée du monde éclose entre deux pluies.
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Au petit matin
J'ai rencontré la lumière, le ciel qui se courbait sur l'eau de la rivière. J'ai rencontré le reflet des maisons renversées, décalquées sur l'eau bleue, comme des spectres vibratiles, comme l'esquisse tremblante d'un rêve d'eau.
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Au bout du chemin
Au bout du chemin, j'ai vu une rose. Elle m'attendait comme un bijou blessé que le ciel bleu aurait frôlé, qu'un soleil blond aurait égratigné.
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Iris
Je vous prends à pleines brassées comme une gerbe de feu follet, de flammes violettes qu'irradie un soleil de plomb. Vous parfumez mon jour bleu, comme un bouquet de soie mauve effleurée de solitude et de silence à l'unisson.
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Une rose échappée
Sa robe de soie s'est froissée un jour de mai, un jour de juin, je ne sais plus. Je l'ai prise entre mes doigts comme un fruit rouge déjà trop mûr. Et cette rose blette et parfumée, pour toujours, m'a échappé des mains.
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Sillon
J'arpente le noir des étoiles, le sillon que trace le cygne sur l'eau grise, la trajectoire du soleil dans l'azur perforé de silence et l'aube rose qui poudroie encore, qui n'a pas eu le temps de s'éteindre , d'étreindre la nuit avant d'éclore.
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Coquelicot
Dans ma main, un coquelicot pourpre et blessé perle des gouttes de pluie et de sang. Cette fleur rouge boit le soleil au levant. Sa soie s'en abreuve pendant le jour bleu, le caresse en tremblant avant l'adieu au couchant.
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Glycines
Sur les parois d'une maison rose, des grappes de glycines dégoulinent comme des gouttes d'eau violettes, des stalactites de soie mauve qui caressent le mur de mon enfance infiniment.
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Dans le silence des mots
Dans l'anfractuosité des mots, je recherche la porosité des lettres : celles qui m'enivrent de leur douceur de cerise, celles qui qui m'affolent par leur rugosité lâche et que j'essaie de camoufler par le silence mat de ma voix.
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Pivoines
Vous m'enivrez avec votre robe fuchsia semée de soie et de dentelle, de ouate vaporeuse qui virevolte dans le vent. Et vous dansez la tarentelle lorsque j'essaie de vous prendre dans mes bras.
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Etendard
Branche de prunus, tu brandis ta hampe de ouate rose et ample comme un drapeau dans le ciel d'avril. Et sous ton azur effleuré de soie, j'écris un poème à ta gloire en ce jour de joie.
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Graffitis
Sur les toits gris de Paris, sur ses murs en trompe- l'oeil, je lis un conte de fée à livre ouvert. Je déchiffre des inscriptions, des graffitis étranges qui retracent en couleurs le film de ma vie.
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Cerisier
Je respire le parfum entêtant de tes fleurs aussi roses que l'aube guerrière que j'ai traversée ce matin en courant dans ce soleil en feu, sous ce ciel incendiaire. Ciel igné de mon enfance éblouie, des premiers chardons de mon été d'antan.
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Prunus
Boules de ouate blanche presque neigeuses se fondent dans l'azur de mon premier printemps. Elles me caressent ces boules de soie comme les derniers vestiges d'un jour blanc immaculé, comme les restes de ma jeunesse pulvérisée.
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Fragments poétiques
Pour bien commencer cette matinée épique, voici un extrait de ma collection poétique. Elle me permet de rire, de rêver un peu avant d'affronter avec le sourire cette pluvieuse journée.
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Street art
Sur le mur ébréché d'une maison grège, scintille une peinture de femme éclatante. Elle pétarade sous le ciel bleu, sous la lumière crue d'un soleil d'été.
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Ombres chinoises
A l'orée du matin, à fleur d'eau, la nuit se retire du ciel sombre comme un drap velouté qui se déchire. Le jour s'étire et la nuit se meurt avant de sombrer dans l'oubli, dans l'ombre des étoiles dans l'assaut du couchant.
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Portrait en bleu
Une jeune femme, à l’air farouche, semble regarder vers un ailleurs inaccessible. Peut-être vers une plage désolée, un désert lointain oublié.
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A contre-jour
Je marchais le long de la rivière bleue et le ciel entrait entre les arbres. le soleil blond, halo de lumière, m'éblouissait comme une boule de feu, un phare d'or sur la mer, un mirage à ciel ouvert.
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Espoir
Regard de charbon noir au coeur d'un visage de lumière, au sein de ses joues enflammées qui en disent long sur sa félicité, son espoir empourpré sur ses rêves intacts, sa jeunesse, sa folie, sa fougue effarée.