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Nuées
Dans le canevas du ciel, sacre de l'été, de longues traînées de nacre, nuées grège et or dans l'azur de silence, me font signe qu'un jour, je les rejoindrai.
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Belvédère
Un bloc de pierre blonde, comme un navire, glisserait en plein silence dans l'immensité du ciel sombre, la rotondité du soir bleu où s'égailleraient les oiseaux à l'ombre du couchant.
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Métropolis
Gratte-ciel rouges et noirs percent la voûte cendrée du soir, comme des voiles qui tanguent, touchent les nuages, ces anges déchus qui bougent, se reflètent dans l'eau verte, dans une ellipse où s'engouffre le ciel par une fenêtre ouverte.
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Tournesols
Fleurs d'or aussi nombreuses que des soleils pulvérisés, je vous prends à pleines brassées, pour faire un bouquet de mouettes rieuses qui rient, chantent, explosent dans le ciel bleu, qu'éclose enfin cette belle félicité.
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Pont suspendu
Sur la corde de pierre qui me relie à toi, j'ai aperçu un oiseau qui gambadait parmi les ombres, danseur étoile à ses heures, il m'a appris à rêver sur la corde suspendue de mes songes, que je longe comme un leurre d'été.
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Maison au soleil
Les volets rouges claquent, les murs blanc brillent au zénith sous la toile du ciel. L'azur indélébile et bleu, palpite sous l'étoile déhiscente du soleil, flaque d'eau factice, miroir d'or qui bouge au-dessus de nos têtes.
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Reflets
Sur la surface de l'eau, mer d'huile tatouée d'encre, des arbres s'impriment en noir le pont renversé vacille. Dans l'eau tremblante je vois le reflet de l'oiseau, celui que la pluie a fait tomber du ciel, celui qui se noie sous mes yeux.
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Ombre portée
L'ombre du ciel ouverte sur la lumière crue du soleil, sur l'immensité de l'azur tatoué au-dessus de nos têtes, s'inscrit comme un voile gris sur la page blanche immaculée de la pierre, dans l'innocence nue de notre premier été.
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Soir bleu
Dans les soirées d'été, les rues pavées de soleil, un parfum de ciel bleu fait chavirer nos corps. Au loin, un bout de jour bleu comme un morceau de mer que mord une grue d'acier, une dune de verre, miroir de ciel cuivré, brille à nos côtés.
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Au couchant
Des lumières clignotent, au loin, un immeuble comme un phare dans la nuit vide. Une eau forte limpide gravée sur l'eau miroir, sur le cuivre liquide qui sert d'ancrage à mon corps sans âge, à ma nuit mise en abyme, dans ce rêve d'un soir.
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Le violoniste
Il joue avec son âme, avec son son corps, ce vieil homme sans âge, usé par le vent et le froid. Une douce mélopée émane de ses cordes comme le chant d'un oiseau blessé dont le cri s'accorde aux vagues de la mer au ciel gris sans nuages.
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Magnolias
Comme une profusion de moineaux, les magnolias s'ouvrent pour laisser passer le jour, boire son soleil dru ses gouttes d'or perforant le ciel d'eau, une folle marée d'oiseaux qui s'envolent, rose comme l'aube, pourpre comme l'aurore.
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Merle
Merle éphémère sur une branche noire, perce la voûte d'azur, ce mur bleu où l'oiseau se balance et se berce, comme tulipe noire au vent.
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Silhouette
Dans le soir rouge, une ombre, une silhouette. C'est une statue d'homme seul qui surplombe le monde, se découpe sur le ciel, dans son intacte nudité, son intime éternité.
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Matin bleu
À l'horizon, une silhouette et puis des arbres et puis un soleil fragile qui rase le bitume et les derniers vagabonds de l'aube. À l'horizon, un matin bleu qui colore d'azur la rue encore noyée de lumière.
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Matin d'ombre
À l'aube sombre, me suis promenée sous un un ciel lourd et bleu. Le matin assombri de silence jetait ses derniers feux sur le monde gris. Baiser du jour à l'aube, à l'orée de l'aurore qui s'enfuit.
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Miroir
Branches nues au ciel qui ressemble à la mer. Dans le reflet de l'arbre, dans ce miroir d'eau, se dévoilent les restes d'une histoire où ces bougeoirs de bois attendent l'hiver et une nuit noire sans lune, laissant choir une à une ses étoiles.
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Emergence
Un homme émerge de l'eau, de la mer, des oiseaux sous un ciel d'azur qui raie de rose la surface pure du matin morose aujourd'hui radieux. Et ce jour preux semble sortir tout droit d'un rêve écrit en bleu sur le front immergé de ma joie.
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Banquise
Sur la mer gelée, le jour froid se repose, l'hiver mat et ses valises enneigées s'exposent comme des roses glacées, des écrins de blancheur qui gisent intacts dans les matins blancs odorants de janvier.
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Nocturne
Il fait nuit sombre, violette, des larmes de lumière, luminaires urbains, perforent le ciel mauve. Quelques noctules égarées qui sillonnaient le ciel fauve au crépuscule, se sont noyées dans l'ombre de la nuit blette rauque, incrustée.
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Crépusculaire
J'ai oublié mes yeux dans le crepuscule. La lumière d'or montait du soir bleu pour se déverser, dans l'eau funambule. Miroir d'ombre où se pressaient les ombres du jour, les dorures crues dans l'abîme nu de notre nuit.
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L'heure bleue
Le ciel s'assombrit jusqu'à la nuit. Au loin, des lumières colorées clignotent comme des phares minuscules qui flottent, posées sur l'eau, au crépuscule.
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Un arbre bleu
J'ai rencontré un arbre bleu dans la nuit noire, perdue. Il brillait de tous ses feux dans les ténèbres de l'hiver, réchauffait mon coeur perclus de froid, de peur, du givre de leurs branches nues, du chant triste des grives éphémères.
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Maison ivre
Mon corps chavire, tangue comme une maison pendue au ciel qui vogue, comme un navire à la dérive, un bateau ivre qui ravive la tempête d'hiver, la terre fendue de bogues de châtaignes avant le soir nu et perdu, avant la nuit qui saigne.
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Jour de fête
Dans des boules miroir argentées, le monde s'est reflété. Des lumières pendaient aux fenêtres comme des mascarons sur les fontaines de pierre. L'accordéon jouait un air fanfaron. L'air était à la fête en cette froide et drôle de saison !