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Top articles

  • Funambule

    19 décembre 2020

    Je marche funambule sur le fil ténu de mon existence. L' enfance est loin, en préambule de ma vie que je contemple au crépuscule d'un jour d'hiver nu comme sont les arbres, comme le ciel pâle de décembre, comme le dernier râle d'un corbeau.

  • Vespéral

    13 décembre 2020

    Je me promène le long d'un cours d'eau. Les arbres s'y reflètent comme dans un rêve, avant que ne s'achève la course du soleil en hiver, avant que ne se lève la lune blonde sur notre nuit qui inonde la terre.

  • Hiver

    12 décembre 2020

    À l'aube de l'hiver, des arbres s'inscrivent sur le ciel blanc comme des graphes à l'encre de Chine sur une feuille de papier Canson. Leurs branches noires et nues, tordues, presqu'ivres raient le ciel qui crisse au son des gelées de décembre à l'hor...

  • Pointillisme

    05 décembre 2020

    C'est l'hiver. Les arbres nus s'inscrivent en pointillés sur le ciel de mon silence, sur cet azur atrophié. Ils s'impriment comme des mots drus sur la page blanche de mon livre de vie sans cesse effacé, sans cesse effaré.

  • Arbre d'hiver

    02 décembre 2020

    Un arbre nu comme un graphe sur une feuille blanchie de neige dans la nuée d'un ciel de silence, d'un azur brumeux de décembre. Un arbre nu dans le jour blanc, ivre, saupoudré de givre, de la braise du couchant, de la cendre surie du soir.

  • Miroir d'automne

    29 novembre 2020

    Arbres reflétés sur l'eau quand le soir s'impose et que le ciel rose raie la surface sombre de la terre, vos branches nues s'étonnent de leur reflet morose dans le lac obscur, dans l'ombre pure, accrue de vos soirées d'automne.

  • Arbres à l'aurore

    29 novembre 2020

    Esquisses d'automne, vous imprimez vos graphes sur le rose du levant. À l'aube, vos branches nues s'incurvent noires et drues sur le ciel d'or de mon silence, comme une pierre désolée sur un sentier creusé d'aurore.

  • À l'encre de Chine

    24 novembre 2020

    Un arbre nu s'imprime en noir sur le ciel du soir, bientôt de nuit. La nuit a pris son pinceau à lavis, sa plus belle plume pour faire émerger de la brume mes rêves d'espoir enfouis.

  • Couchant

    22 novembre 2020

    Les arbres s'impriment sur leur ciel solitaire, leur théâtre rougeoyant. Les érables s'enflamment au contact du couchant, dans l'errance incendiaire des soirs suris qui osent se parer des couleurs de roses mortes avant la nuit.

  • Solitude

    22 novembre 2020

    Une feuille d'or s'imprime seule sur l'azur silencieux, caresse les cieux, la pierre des maisons alentour, les branches de l'arbre qui craquent sous le cri des oiseaux et le soleil bas de novembre, candélabre d'automne, qui ploie sous mes pas.

  • Graphe

    19 novembre 2020

    Un arbre nu s'imprime sur le ciel C'est la fin de l'automne, presque le début de l'hiver. C'est un graphe tracé à l'encre noire qui s'étale sur le ciel de ce jour de novembre où l'on entend bruire les oiseaux et sourdre le silence du soir.

  • Automne

    15 novembre 2020

    Un arbre roux s'imprime sur le ciel bleu d'automne. Il porte la voilure d'un antique voilier, d'une caravelle rouillée qui tangue à sa poupe sur la mer d'azur et harangue les promeneurs de sa belle rousseur, de son manteau de pourpre enchanteur.

  • Luminaire

    15 novembre 2020

    Comme la tour de Pise dans le ciel incendiaire, tu te penches vers moi, perforant le soir où le soleil rougeoie. Et dans ce couchant, qui te berce et t'enivre, tu perces la voûte de son ciel d'or où reposera la nuit.

  • Reflet

    11 novembre 2020

    C'est un soir d'automne. qui imprime sur le ciel sa part de douleur. Un arbre se reflète dans l'eau grise et glacée. C'est un arbre centenaire, un sombre conifère qui fait planer sur l'eau son ombre tutélaire, un radeau d'ombre dans les flots.

  • Flamboyance

    04 novembre 2020

    Un arbre en feu, un ginkgo jaune, étoile le ciel bleu. C'est un beau jour d'automne, un jour d'été indien qui crisse sous l'or du ciel sous un soleil de crin.

  • Un arbre

    28 octobre 2020

    Un arbre s'imprime dans la nuit. C'est un soir sombre, clairsemé de lumière, d'arbres nus à l'ombre d'un ciel atone. C'est un arbre d'automne, rouge le jour, brun la nuit qui entonne un chant triste où résonne le cri sourd et mat d'un corbeau.

  • Perspective

    25 octobre 2020

    Au delà de la ruelle, je regarde au loin la lumière blessée du jour se refléter rouge dans le luminaire accroché à la pierre poreuse, autour d'une fenêtre sur cour qui débouche sur le vide de ma journée, sur ma propre vacuité.

  • Automne rouge

    15 octobre 2020

    J'ai regardé un arbre dont les feuilles pourpres incendiaient le ciel, irradiaient le jour silencieux. Candélabre enflammé de feuilles incandescentes qui froissaient l'azur, rayaient de rouge les ailes mortes d'oiseaux.

  • Fissure

    07 octobre 2020

    Fissure dans le ciel ivre, dans le mur gris, tu accroches mon regard comme une brèche dans le silence, comme l'embrasure du ciel, un jour d'enfance. La faille de ton crépi est un trou noir un abysse dans mon soleil, un abîme dans mon corps.

  • Silhouettes

    06 octobre 2020

    Dans le soir, s'impriment l'ombre grège d'une église, celle des arbres, celle d'un luminaire aux ailes d'acier. Et cet oiseau de nuit, plane au-dessus du ciel noir de silence, où des nuages de neige gravissent l'éternité.

  • Argentique

    30 septembre 2020

    Sur la photographie, s'impriment des arbres, comme de grandes plumes noircies par la brume. C'est un vieux cliché trouvé dans les tiroirs. Il retrace une histoire que je n'ai pu vivre, un souvenir ivre de septembre resté gravé dans mon passé.

  • Maritime

    27 septembre 2020

    Mâts de bateaux à voiles nus comme des arbres en automne, comme un ciel d'hiver vide de soleil et de joie, vous vous entrechoquez, cymbales d'or, et jouez la musique d'un passé qui dévore mes rêves et les nuits bleu marine de l'enfance violée.

  • Crépuscule

    23 septembre 2020

    J'ai marché le long des berges arborées. Le soleil descendait comme un fruit trop mûr écrasé sur le ciel. Je pensais à la mer, à toutes ces années écoulées derrière moi comme un frisson de nostalgie dans le soir béant, dans cette presque nuit.

  • Fin d'été

    18 septembre 2020

    Début septembre, après l'aube et l'aurore, un orbe solaire au-dessus des toits, brûle de tous ses feux, irradie les arbres, irradie mon âme, l'intérieur de mon corps calciné de joie.

  • Apparition

    10 septembre 2020

    Dans le ciel clair, une boule de soleil irradie les arbres qui deviennent torches, orbes de feu, flammes au vent où le silence de l'été perce le souvenir effaré de mes vertes années.

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Aphorismes et petits riens